GUYANCOURT (Yvelines)


GUYANCOURT

 

 

Le 23 août 1944, la 1ère section de la 2ème Cie du 1er RMT attaque le terrain d’aviation de Guyancourt (78), à la sortie Nord de Voisins le Bretonneux, qui est tenu par une forte garnison allemande.

Un nid de mitrailleuses blesse mortellement le chef de section, le sergent-chef Vourc’h *.

Au cours du repli de la section, Danton Jouglard * parvient à abattre les servants d’une mitrailleuse avec de s’écrouler, touché à mort à son tour.

(* voir ci-dessous)

 

Danton JOUGLARD

Affecté au 1er bataillon du Régiment de Marche du Tchad, Danton JOUGLARD participe avec ses camarades aux combats pour la libération de Paris à la fin de l’été 1944.
Dans la 2e compagnie à laquelle il appartient, JOUGLARD est réputé pour être un voltigeur de premier ordre, particulièrement habile au pistolet mitrailleur et surtout à la grenade. La compagnie doit, ce 23 août 1944, éclairer la progression de la division vers Paris, à travers les villages de la proche banlieue.
Son groupe, celui du sergent-chef VOURC’H, se trouve engagé dans un combat sans merci, aux abords de l’aéroport de Guyancourt, dont la conquête est primordiale.
Le sergent touché en pleine poitrine, refuse d’être évacué et lance ses hommes contre une position de mitrailleuse ennemie.

C’est alors que JOUGLARD, le vieux marsouin baroudeur, met en valeur ses remarquables capacités de voltigeur et de guerrier.
Sans se soucier des balles qui fusent, il se glisse en rampant jusqu’à la position ennemie et la détruit d’un lancer de grenade précis.
Le reste du groupe est sauvé.
Mais le destin attend JOUGLARD ce 23 août.
Blessé une première fois à l’épaule, il est tué d’une balle en pleine tête en faisant son compte-rendu à son chef.


Soldat remarquable par sa bravoure, acteur de la reconquête du territoire national, il sera cité à l’ordre de l’Armée à titre posthume.

Source : Le Chamelier n°82 janvier/mars 1998

 

 

 

Le 24 août 1944,  les 1er et 2ème escadrons du R.B.F.M. ne rencontrent aucune réaction et constatent que l’ennemi a disparu.
Pas un coup de fusil, pas un Boche en vue !
Des émissaires de Paris confirment que les Boches ont tout évacué dans la nuit. La route de Versailles est libre…

 

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Contexte historique service historique de la défense

De son propre chef, le général Leclerc décide le 21 août d’envoyer vers Paris un fort détachement de reconnaissance, dirigé par le commandement de Guillebon. Il en sera réprimande par son supérieur le général américain Gerow. Le détachement de Guillebon se compose de 10 chars légers, de 10 automitrailleuses et de 10 véhicules blindés et est constitué d’environ 150 hommes. Il démarre le 21 août à midi. Il a pour mission d’éviter tout contact avec les troupes américaines ce qui implique qu’il devra par lui-méme se rendre compte de la situation des troupes allemandes. En fin d’après-midi, il a atteint Nogent-le-Rotrou. De là, il divise son détachement en trois éléments qui vont respectivement avancer :
> vers Dreux et Houdan.
> vers Rambouillet.
> et vers Chartres, Ablis et Dourdan.

Les renseignements recueillis, soit auprès des organisations de la Résistance, soit auprès des éléments dont il est question ci»dessus, amènent de Guillebon à la conclusion qu’une attaque frontale par les routes directes de Rambouillet en passant par Limours, Orsay, Palaiseau, Massy, Antony puis Paris se heurtera à une forte opposition, mais qu’en se dirigeant plus à l’est de façon à entrer à Paris par le sud, l’avance sera beaucoup plus facile.
De Guillebon va lui-même jusqu’à Arpajon où il arrive à la fin de la journée du 22 et d’où il envoie de nouvelles reconnaissances en direction de Longjumeau. Il aurait pu sans doute aller plus loin, mais il lui faut tenir le général Leclerc au courant de ce qu’il a découvert.

Dans la nuit du 22 au 23, de Guillebon reçoit un message radio de Leclerc lui demandant “d’éclairer” l’axe RambouiIlet-Versailles.
De Guillebon tente de lui répondre qu’il est préférable d’aborder Paris par le sud, mais le message ne passe pas. Il se voit contraint le matin du 23 août de revenir à Rambouillet par Limours, pour rendre compte à Leclerc.
Avant de rencontrer Leclerc, de Guillebon lance deux autres reconnaissances. Ces reconnaissances sont menées par le régiment de Marche du Tchad sous l’autorité du chef d’escadron Morel-Deville. La première à partir de Rambouillet, emprunte la R.N. 10 en direction de Versailles. Elle est placée sous les ordres du lieutenant Bergamain. Le lieutenant Bergamain avance sur la nationale 10. A l’entrée du Perray, il se heurte à quinze chars allemands. Il est légèrement blessé et rendra compte a Leclerc le 23 août à midi, le visage ensanglanté.

Le même jour, à La Verrière, un élément de reconnaissance du 1er Régiment de Marche des Spahis Marocains chargé d’estimer le potentiel des forces allemandes est touché par un char Tigre, dissimulé sous des arbres, dans un verger adossé à une grange, au lieudit “l’Agiot”. Du carrefour de la Malmedonne s’élève une épaisse fumée noire ; le char “Sanglier” de la 2ème DB est détruit.
Sur les hommes d’équipage du char trois perdent la vie. il s’agit de : Blondeau, Louis Rink et Moïse Jardin.
Un monument situé en bordure de la R.N 10 rappelle cet événement tragique.
La seconde aux ordres du lieutenant Serizier doit reconnaître Dampierre, Voisins-le-Bretonneux, Guyancourt, Satory puis Versailles. La Commune de Voisins-le-Bretonneux occupe une position stratégique entre la gare de triage de Trappes et l’aérodrome de Guyancourt.
Les soldats de la 2e DB vont se heurter à une forte résistance allemande.

Après avoir libéré Dampierre le 23 août à 9h15, le peloton Serizier atteint Voisins-le-Bretonneux qu’il réussit à occuper.

Le gros du détachement Morel-Deville (2e escadron du 1er régiment de marche de Spahis marocains) s’installe aux Granges, près de l’abbaye de Port-Royal le 23 août, puis rejoint Voisins-le-Bretonneux le 24 en vue des combats qui vont se dérouler au nord de la localité.

(Source : Le Monde)

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